La Cité du vitrail de Troyes expose le dernier vitrail de l’Hôtel-Dieu-Le-Comte jusqu’au 30 décembre


Fer de lance du tourisme culturel de l’Aube, les vitraux constituent un patrimoine extraordinaire pour le département qui peut s’enorgueillir du titre de “capitale européenne du vitrail”. Avec ses 9000 m2 de verrières souvent classées, il est en tête du classement national. C’est dans l’enceinte de l’Hôtel-Dieu-le-Comte que se tient la Cité du vitrail, entièrement restaurée en 2013. On y trouve des merveilles médiévales et contemporaines et le lieu témoigne de la vitalité et de la fragilité des vitraux en offrant un panorama exhaustif des styles.


 
Les vitraux disparus de l’Hôtel-Dieu-Le-Comte


Au milieu du XVIIIe siècle, les travaux de construction du nouvel Hôtel-Dieu de Troyes s’achèvent avec l’édification de la chapelle.
Entre 1864 et 1868, un nouveau décor est installé dans la chapelle haute, dédiée à Saint-Barthélemy et huit vitraux sont commandés à l’atelier parisien Erdmann et Kremer qui a beaucoup oeuvré sur les vitraux de l’Aube. Six d’entre eux, représentant des miracles évangéliques, ornaient la nef. En 1940, les bombardements soufflèrent les verreries de la nef et de la façade et seul l’un d’entre eux nous est parvenu intact. Protégé par la sacristie, en position centrale derrière la nef, le rescapé déposé et restauré est aujourd’hui l’objet de tous les regards dans une exposition jusqu’au 30 décembre : ce sera la seule occasion de l’admirer à hauteur d’homme.


 
Le fondateur offre son hôtel à Dieu pour les malades


Le Comte de Champagne Henri Ier dit le Libéral, fondateur de l’Hôtel-Dieu en 1157, est représenté. La figure de bienfaiteur est typique de l’iconographie médiévale. Agenouillé, blason et couronne déposés à terre, il offre une maquette de son hôtel à Dieu pour les malades. La palette large aux coloris verts et bleus, les drapés souples sont caractéristiques de la technique de l’atelier parisien dont les initiales E et K ornent le bas du vitrail. Un détail d’écoinçon (vitrail en forme de coin) est une prouesse technique: il figure un ange brossé à la grisaille qui émerge des nuées. Ses ailes déployées épousent la forme exigeante du vitrail. C’est la première fois que le vitrail déserte sa chapelle, fermée au public depuis 1970, pour se mettre à notre hauteur et dévoiler ses subtilités. Aussi peut-on peut découvrir le paysage avec la flèche de la cathédrale aujourd’hui disparue !


 
Pour admirer cette oeuvre dans son contexte architectural d’origine et en lumière naturelle, il faudra attendre 2021 et visiter la future grande Cité du vitrail agrandie sur 3000m2. Et si l’âge d’or (1480-1560) est révolu, cette technique est toujours inspirante comme en témoignent les oeuvres contemporaines qui illuminent la ville. La Cité du vitrail a pour mission de protéger et révéler ce patrimoine si précieux à un large public encore à conquérir.

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Smartappart Troyes - 14/12/2018