Alors que le budget 2026 doit être voté en février prochain, l’assemblée départementale de Loire-Atlantique a débattu de ses grandes orientations dans un contexte national marqué par de fortes incertitudes financières et institutionnelles.
Le budget global du département devrait s’établir autour de 1,6 milliard d’euros, un niveau comparable à celui de l’an dernier, mais qui masque des tensions croissantes entre des recettes contraintes et des dépenses sociales en constante augmentation.
Comme les années précédentes, les solidarités absorberont l’essentiel de l’enveloppe budgétaire. Entre 60 et 70 % du budget départemental seront consacrés à l’action sociale, à travers notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour les personnes âgées, la prestation de compensation du handicap (PCH) ou encore le revenu de solidarité active (RSA). Si cette part reste stable par rapport à 2025, les besoins, eux, continuent de croître.
Des recettes insuffisantes face aux besoins
Pour l’exécutif départemental, la difficulté principale ne réside pas tant dans l’augmentation des dépenses que dans l’insuffisance structurelle des recettes. Selon la Cour des comptes, la Loire-Atlantique se positionne comme le 97ᵉ département en recettes par habitant, avec 907 euros, là où d’autres départements dépassent les 1 000 euros. Une situation qui limite fortement les marges de manœuvre financières, alors même que le vieillissement de la population et la précarité renforcent la pression sur les dispositifs sociaux.
Une baisse ciblée de la masse salariale
Pour parvenir à équilibrer le budget 2026, le département prévoit une réduction de deux millions d’euros de sa masse salariale. Cette économie concernera l’ensemble des 4 700 agents départementaux. La méthode privilégiée repose sur les départs à la retraite non remplacés et la suppression de certains postes de contractuels, afin de préserver autant que possible les dépenses de solidarité, considérées comme prioritaires.
Côté recettes, les droits de mutation à titre onéreux, perçus lors des transactions immobilières, constituent un élément clé mais volatile. Après avoir atteint 430 millions d’euros en 2021, ces recettes sont tombées à 271 millions d’euros l’an dernier, sous l’effet du ralentissement du marché immobilier. Pour 2025, elles devraient remonter autour de 305 millions d’euros.
Le budget 2026 apparaît ainsi comme un exercice d’équilibriste, révélateur des contraintes croissantes pesant sur les départements. Entre obligations sociales, recettes incertaines et marges de manœuvre limitées, la Loire-Atlantique illustre les défis structurels auxquels sont confrontées les collectivités locales dans n contexte économique et institutionnel instable.
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