Smartappart et le chœur du Mesnil sont au diapason pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale

A l’occasion du Centenaire de l’Armistice de la Guerre 14-18, le Chœur du Mesnil, soutenu par Smartappart, donne un concert commémoratif le 9 novembre en l’église du Mesnil-Saint Denis (78) pour finir en apothéose  le 10 novembre en la cathédrale Saint-Louis de Versailles. Benjamin Fau et sa formation de cinquante choristes amateurs aborde un répertoire éclectique allant de la Renaissance à nos jours. Leur hommage est l’occasion de faire sortir de l’ombre l’œuvre confidentielle du grand compositeur Théodore Dubois. In memoriam mortuorum.

L’emprise du conflit sur l’inspiration musicale

La messe de la Délivrance fut créée en 1919 par le compositeur français Théodore Dubois. Ce « soldat inconnu » de la musique française, contemporain de Berlioz (il est né en 1837) et de Stravinski (mort en 1924) est meurtri par le conflit qui gangrène le pays et l’espoir des hommes. « La pauvre musique est bien délaissée. Je n’ai ni le cœur, ni le courage de m’y remettre. On ne peut distraire son esprit des évènements si graves qui nous entourent, qui nous étreignent… composer ? Quoi ? Sur quel sujet ? On se demande à quoi bon !… » écrira le compositeur en septembre 1914. À la fin de la guerre, il reprend la composition avec enthousiasme pour célébrer l’apaisement de la fin du conflit. La Messe de la délivrance sera exécutée, comme il le voulait, le 8 mai, avec grande solennité, à la cathédrale d’Orléans.

Le tunnel de l’oubli

Lorsque le conflit éclate, ce musicien a une belle carrière derrière lui. Prix de Rome, organiste à l’église de la Madeleine, et académicien et directeur du Conservatoire de Paris, il est un pédagogue honoré, plus célèbre pour son Traité d’Harmonie (qui fait toujours autorité) que pour son œuvre abondante. Ancré dans la tradition romantique, il reste sourd à la modernité initiée par Debussy et Ravel et sa musique est peu goûtée par ses contemporains.

A 67 ans, c’est un compositeur résigné mais confiant qui vit les hostilités retranché entre Paris et la Marne, pour finir son œuvre peu de temps avant l’armistice. «Si, plus tard, après moi, mes compositions tombent sous les yeux de musiciens et de critiques non prévenus, un revirement se fera en ma faveur.» Difficile de ne pas être ému en pensant à la relégation que les tenants de la modernité ont fait subir à Dubois. Car son œuvre tombe dans l’oubli à sa mort et c’est une longue nuit pour un artiste.

Son purgatoire prendrait-il fin ?

Avec 500 œuvres répertoriées, sa musique connaît un regain d’intérêt grâce au Palazzetto Bru Zane (Centre de musique romantique française) de Venise. Cet académicien, pas si académique, est plébiscité à Montréal en 2009 avec quatre concerts retentissants. On édite son Journal et ses Souvenirs. Le chœur du Mesnil participe à ce retour en force et lui rend un hommage vibrant.

 

Concerts caritatifs franco-allemand au bénéfice des associations Bleuet de France et SESMA sous la direction de Benjamin Fau :
Chœur du Mesnil avec le chœur de Hankensbüttel et des membres du chœur de le Cathédrale Saint Louis
10 novembre 2018 en la Cathédrale Saint Louis de Versailles

Chœur du Mesnil avec le Chœur de Hankensbüttel
9 novembre 2018, Eglise du Mesnil, Saint Denis

Messe de la Délivrance
Chœur du Mesnil avec le Chœur Eolides
dir. : Benjamin Fau
1er décembre 2018, Eglise des Blancs Manteaux, Paris

Smartappart est partenaire du Chœur du Mesnil

Les résidences hôtelières Smartappart offrent une alternative économique à l’hôtel. Dans les villes de Lorient, Cherbourg, Caen, Troyes et récemment Saint-Nazaire, leurs appartements meublés peuvent s’adapter à tout type de séjours et proposent des tarifs dégressifs à partir de deux nuits.

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Nouveautés - 31/10/2018